Les phares, sentinelles du Finistère

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 Séjours de 4 jours

Jour 1 : les Phares de l’île d’Ouessant

 Au XVIIe siècle, à force de vouloir étendre son royaume, Louis XIV énerve ses voisins et particulièrement les Anglais qui multiplient les actions de représailles. La baie du Stiff, à Ouessant, est choisie pour y construire un port, et la colline qui la surplombe, pour y bâtir une tour. Bâti en granit de l’Aber Ildut, à la solidité légendaire, le Stiff deviendra phare. Il est le plus ancien du Finistère à être encore en activité. Il présente une exposition sous forme d’abécédaire que l’on peut voir au rez-de-chaussée.
Phare de grand atterrissage, donc destiné aux navires de fort tonnage qui empruntent le rail d’Ouessant, le Créac’h est le plus puissant d’Europe. Ici vivent les derniers gardiens de phare des côtes françaises. De leur quartier général, ils surveillent le rail d’Ouessant et la bonne marche de près de 300 feux. Ce phare est aussi le lieu d’expérimentation de toutes les techniques d’éclairage et de protection de la navigation. Vous pourrez aussi visiter le Musée des phares et balises.
http://www.ot-ouessant.fr/

Jour 2 : Plougonvelin – Saint-Mathieu, proue de l’ancien monde et Plouarzel - Trézien

Sur le promontoire de Saint-Mathieu ne se dressent pas seulement les ruines d’une abbaye, mais aussi un phare et un sémaphore moderne. Si cet ensemble peut sembler anachronique, le site n’en garde pas moins sa cohérence, tant ces éléments sont liés par leur histoire. À nos pieds, les ruines de l’abbaye de Saint Mathieu. C’est ici que, vers 1250, les moines prennent l’initiative de placer un fanal en haut d’une tour haute de quarante mètres, afin de guider les navires croisant dans cette mer d’Iroise de tous les dangers. Vendue et désertée à la suite de la Révolution, l’abbaye ne pouvant plus assurer le service, le phare actuel est construit en solide granit de l’aber Ildut.
Très visité, le phare de Saint-Mathieu propose de nombreuses animations, visites guidées, expositions, 4 nuits du phare, écoutes sonores...
Vous prendrez ensuite la direction de Plouarzel pour admirer le phare de Trézien. Quasiment dans les terres, à 500 m du rivage et à quelques encablures du Cross Corsen, le phare de Trézien complète un impressionnant dispositif de surveillance de la mer d’Iroise. En 1898, le phare de Trézien est utilisé pour la première expérience de radio sans fil entre le continent et une île, en l’occurrence Ouessant et le phare du Stiff. Bombardé en 1944, il est traversé par deux obus qui, miraculeusement, n’explosent pas. Implanté à cinq cents mètres du rivage, le phare servait aussi à repérer les vaches en divagation.
http://www.pays-iroise.bzh/actualites/32537-actualites-ccpi/33268-vacances-de-noel-au-phare-saint-mathieu

Jour 3 : Lîle Vierge à Plouguerneau

Plus haut phare d’Europe, plus haut du monde en pierre de taille, le phare de l’île Vierge collectionne les records : la vue magnifique se dévoile au bout de ses 397 marches.
On y accède en bateau, à partir du port de l’Aber Wrac’h et du petit embarcadère de Lilia. Depuis le départ de son dernier gardien, l’île n’est plus habitée que par une colonie de goélands argentés, dont les œufs d’un vert tacheté éclosent au début de l’été. On y grimpe par un escalier en spirale aux murs tapissés de 12 500 carreaux d’opaline, tellement lisses qu’ils n’accrochent pas la poussière. Avant ou après la visite, il ne faudra pas manquer de suivre la route côtière entre Portsall et Argenton, avec ses plages, les dunes de Tréompan, les rives boisées de l’aber Benoît, la chapelle de Saint Samson sur sa falaise.
http://www.plouguerneau.fr/

Jour 4 : Le phare d’Eckmühl à Penmarc’h

 Monument destiné à sauver des vies, ce phare commémore le titre de noblesse d’un maréchal d’empire, Louis-Nicolas Davout, prince d’Eckmühl. Ce paradoxe apparent a permis la construction d’un colosse particulièrement raffiné. Par son testament, Louise-Adélaïde, marquise de Bocqueville, fait don de 300 000 francs, afin qu’hommage soit ainsi rendu à son père, le maréchal Davout, prince d’Eckmühl, l’un des commandants de la Grande Armée de Napoléon. Un architecte est convoqué, qui ne lésine pas sur les matériaux : murs de l’escalier tapissés de carreaux d’opaline, pierre de kersanton qui habille les plus beaux calvaires de Bretagne, porte en acajou d’Australie, panneaux de cuivre patinés au vert antique, plafond en marbre bleu turquin nervuré de bronze, salle d’honneur lambrissée de chêne de France… L’ascension des 307 marches donne lieu chaque année au Championnat du monde de la montée du phare.
Vous êtes tenté ? Bon courage. Pour battre le record, il vous faudra descendre en dessous de 47 secondes ! Vous pourrez en profiter pour faire une balade sur le GR34 : longer les plages, le site naturel classé des Rochers de Saint-Guénolé ou les marais de la Joie ou de Lescors.
http://www.penmarch.fr/bouger-sortir/culture-et-loisirs/le-phare-deckmuhl/